mardi 16 février 2016

Les dirigeants du FNDU tirent à boulets rouges sur le régime



Les dirigeants du FNDU tirent à boulets rouges sur le régimeNouakchott Info - Samedi dernier vers 16h à Sébkha à côté du cinéma Saada l’espace était noir de monde. Les populations de cette zone ont répondu présent à l’appel du FNDU. En organisant ce meeting, l’objectif du FNDU c’est d’être plus proche des populations afin de les convaincre de changer de camp car celui du régime n’a pu honorer ses promesses à leur égard.

Les slogan mis en avant sont : « non aux rafles intempestives ; non à la hausse des prix ;exigeons la baisse du prix des hydrocarbures, le scandale de la drogue est entouré de mystère, exigeons en enquête indépendante sur la question ; non à la criminalité et la peur ; oui pour la sécurité et  du pays et des populations ;

l’insécurité est reine, le pouvoir est incapable ; tous contre la corruption qui gangrène notre pays ; non au racisme oui pour l’unité nationale fondée sur la justice et l’équité ; mettons fin à la dégradation des services publics , surtout au niveau de la santé et de l’éducation. »


Tous les ténors du forum étaient présent s et ont tenu des discours acerbes allant contre le régime de Mouhamed ould abdel Aziz. Des discours prononcés par le président du forum maitre Ahmed Salem Ould Bouhoubeiny, le secrétaire exécutif du forum Mouhamed Ould Seid, le president de l’arc-en-ciel, Ba Hamad Soma dit Balas, le président du RDU, Mohamed Ould Ahmedou, le président PCM, sidi mouhamed Ould Dahi, le président du RD, Moustapha Ould abeidrahmane , le président du parti moustaghbel Samory Ould Bey, Mamadou Sarr de la société civile et le président du MPR Kane Hamidou Baba.

Pour l’organisateur de ce grand rassemblement M. Kane Hamidou Baba, « les mauritaniens subissent l’injustice et, il est certain qu’ils la subissent en permanence.Et, les plus touchés, ce sont les habitants de quartiers périphériques et Sebkha en est une parfaite illustration ; Il y a les injustices subis par des pécheurs qui ont une forte concentration dans cette zone que l’Etat arnaque ces population et a instauré une mafia et les rafles sont injustes car elle sont ciblées et les populations doivent se mettre debout pour arrêter cette injustice. »

Les membres du forum se sont donné rendez-vous dans d’autres quartiers populaires de la capitale pour dénoncer les injustices.

Mamadou Baidy Gaye


dimanche 20 décembre 2015

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels

Formation Artwatch Africa : pour la promotion et la défense des droits des acteurs culturels  Nouakchott a abrité, du 14 au 17 décembre dernier, une formation au profit des acteurs culturels pour la défense et la promotion de leurs droits. Cette formation est assurée par Artwatch Africa qui dépend d’Arterial Network.

Ce regroupement d’artistes et d’acteurs culturels met en lumière les projets à travers la réflexion pour dynamiser la culture à traves le continent africain. En marge de cet atelier, les formateurs ont rencontré la presse pour expliquer davantage le projet et les différents ateliers de formations qu’organise Artwatch Africa.


D’abord, c’est Malik Chaoui, un activisme culturel algérien, formateur d’indiquer que ce projet est initié par Arterial Network pour développer la culture en tant que vecteur. « Le projet a démarré avec les formations sur la liberté d’expression artistique et la créativité » a-t-il dit.

Mr Malik a aussi souligné que «le projet vise en outre à outiller les artistes, les journalistes et tous les acteurs culturels » en vue de défendre leurs droits et jouer un rôle dans la société africaine. Laquelle société, selon notre interlocuteur ou Artwatch Africa, ne connaît pas les droits des acteurs culturels.

D’où l’important du projet, selon lui, « d’avoir une approche basée sur les droits humains en mettant l’accent sur les pouvoirs d’instincts et de développement ». Concernant la formation, il a indiqué que « c’est une pédagogie interactive » qui se fait à l’aide des « instruments légaux ».

Toutefois, des efforts doivent se faire à tous les niveaux, mais la société également doit faire preuve d’une volonté manifeste d’adhérer au projet et d’œuvrer pour une prise de conscience effective afin d’atteindre les objectifs escomptés.

Car « ces formations pourront déclencher une réflexion en vue de changer les choses ou les mentalités par rapport aux droits des acteurs culturels », soutient-il. « La volonté des acteurs peuvent aider à consolider les capacités des individus ».

Mais faudrait-il faire appel à une collaboration de tous pour créer un réseau efficace d’activistes culturels. En Mauritanie, cette formation, la première du genre, va créer un véritable déclin afin d’outiller les participants pour engager des plaidoyers forts à même d’amener les décideurs et les défenseurs des droits de l’homme à une prise de conscience généralisée sur les droits des acteurs culturels vraisemblablement bafoués, de l’avis des artistes.

Pour sa part, Kane Elimane dit Monza, représentant d’Arterial Network pour l’Afrique du Nord, il a d’abord fait la genèse de cette organisation qui a mis en place un réseau d’acteurs culturels dynamiques.

Cette organisation «met également en lumière les projets à travers une réflexion pour dynamiser la culture en Afrique et ce, par le canal des formations, des plaidoyers et la mise en place d’activités pratiques afin de valoriser la culture africaine » a-t-il souligné.

Revenant sur sa corporation, Monza a soutenu que « les artistes mauritaniens doivent s’organiser pour mettre en place des structures et avoir une société collective qui doit prendre en charge la défense des droits des activistes culturels ». Car, selon lui, « l’Etat mauritanien a déjà mis en place une loi sur la propriété intellectuelle, les droits d’auteurs … » qui a été promulguée en mars 2015.

Un pas important à son avis, imprimé par le ministère de la Culture dans le souci de protéger la créativité artistique. Mais, « l’artiste mauritanien a tendance à se victimiser et cela doit cesser » a-t-il dit, soulignant que le ministère a un rôle d’accompagnement et d’assistance loin de jouer celui de l’artiste.

« La Mauritanie a beaucoup de chance de réussite dans ce projet » a-t-il soutenu. Pour Monza, le Ministère doit «créer des espaces culturels, mettre en place des infrastructures nécessaires et il revient aux artistes de proposer des programmes ou des projets ».
Toutefois, le «président 2la rupublik » déplorant le manque d’informations des artistes, pense que ce projet de formation Artwatch Africa « peut aider à la prise de conscience des activistes culturels » par rapport à leurs droits. « En Mauritanie, soutient-il, il s’agit juste de poser des actes concrets pour un développement équitable de la créativité artistiques ».

De son côté, la portugaise Simone Andrade, est revenue sur le projet pour dire que « ces formations constituent un processus pour connaître les droits des artistes ». Par rapport aux attentes, elle soutient qu’il y a déjà « une volonté générale manifeste des acteurs qui fait que ce processus d’autonomisation est en marche ».

Revenant sur l’atelier en question, Simone s’est réjouie de son bon déroulement car « les participants ont manifesté une envie de connaître et d’être outillés pour prendre en charge la question des droits des artistes ».

Rappelons qu’Artwatch Africa entend «constituer une société civile des artistes qui pourra accompagner les Etats à remplir leurs obligations ». Mais, «le chemin est fastidieux et beaucoup restent à faire sur le continent où l’artiste n’est pas reconnu en tant que profession » selon Artwatch Africa.

I.Badiane 
Source: journal Tahalil


samedi 19 décembre 2015

AS Rome : Mourinho aurait dit non

AS Rome : Mourinho aurait dit non
.Selon Sky Sports, José Mourinho, démis de ses fonctions à Chelsea, aurait refusé d'entamer des discussions pour remplacer Rudi Garcia sur le banc de l'AS Rome.
Où José Mourinho va rebondir ? Ejecté de Chelsea jeudi après un début de saison catastrophique en Premier League, le Portugais est désormais libre de tout contrat alors que son indemnité de licenciement est estimée entre 13 et 15 M€. Mais le Special One n’est pas prêt à profiter de son argent tout de suite. « Il ne prendra pas de congé sabbatique, il n'est pas fatigué, il n'en a pas besoin, a annoncé l’agence CAA qui défend ses intérêts. Il est très positif et regarde déjà devant lui. En raison de son amour pour le football, vous verrez Jose sur des terrains pour soutenir des amis, mais il ne se rendra pas sur des matchs de prestige parce qu'il tient à décourager toute spéculation sur son avenir. »

C’est pour cette raison que l’ancien technicien du Real Madrid a été aperçu samedi après-midi dans les tribunes d’une rencontre de Championship entre Brighton & Hove Albion et Middlesbrough. Les spéculations sur son nouveau club ont d’ailleurs d’ores et déjà débuté. Alors Guus Hiddink a été intronisé pour lui succéder, Mourinho aurait été approché par les dirigeants de l’AS Rome. Mais, selon Sky Sports, il aurait rejeté les avances des Giallorossi. Rudi Gardia est en effet dans une situation très délicate du côté du club de la Louve. Vendredi, le bus des coéquipiers de Lucas Digne aurait été l’objet de jets d’oeufs…

Mauritanie : le jihad, c’est de l’histoire ancienne ?


Mauritanie : le jihad, c’est de l’histoire ancienne ? Oubliés, les attentats des années 2007-2011 ? L'État semble être parvenu à bouter le terrorisme hors de ses frontières.
S’il est un domaine qui fait l’unanimité en Mauritanie, c’est la politique sécuritaire. En quatre ans et demi, il n’y a pas eu le moindre attentat sur le sol national. Alors que de 2007 à 2011 les sinistres épisodes s’enchaînaient et faisaient les gros titres des médias locaux et internationaux – assassinat de quatre Français près d’Aleg (250 km à l’est de la capitale
), bataille rangée, attentat-suicide et assassinat d’un Américain à Nouakchott, enlèvement de trois membres d’une ONG espagnole sur la route de Nouadhibou, attaque d’une patrouille dans l’Adrar (quinze morts)… -, depuis février 2011, le calme règne au « pays des mille poètes ».
Dans une région où le terrorisme ensanglante presque tous les territoires, cela mérite d’être souligné. Et l’on comprend la fierté que ressentent les Mauritaniens devant cette pacification réussie. Pour l’instant.

Pacification réussie

Plusieurs ingrédients ont contribué à ce succès. Le gouvernement et l’armée ont joué sur l’ensemble du clavier. Sagement, ils ont pratiqué la prévention en mobilisant savants et oulémas pour aller démontrer aux jeunes nomades des zones oubliées, à la frontière avec le Mali, que l’islam malékite prône la tolérance et non la violence. Ces hommes de la Loi ont aussi pris le chemin des prisons pour y convaincre les terroristes capturés qu’ils n’avaient rien compris au Coran. Le repentir de ces fidèles dévoyés leur vaut liberté contre promesse de ne plus recommencer.

Cette approche religieuse et psychologique ne suffisant pas, l’armée a été rénovée, des postes-frontières ont été créés, des forces spéciales instituées. « Nous en avons fini avec l’armée de minables qui nous faisait honte ! » explique un haut responsable. Les patrouilles, qui avaient à peine assez de carburant pour surveiller les chèvres et les moutons de leurs supérieurs, ont reçu l’essence et les armements nécessaires.

On a misé sur la formation de spécialistes, par exemple pour la maîtrise des matériels et des techniques indispensables à l’appui aérien, avec le concours des militaires français (infanterie de marine et Légion) de la base d’Atar, dans l’Adrar. Les bombardements par les Super Tucano de l’armée de l’air y ont gagné en efficacité.

L’offensive étant la meilleure des défenses, des commandos ont été formés sur le modèle de ceux des salafistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou des Touaregs d’Ansar Eddine, c’est à-dire qu’ils ont été dotés de véhicules tout-terrain modifiés pour gagner en autonomie et pourvus d’un équipage de quatre hommes disposant d’un armement lourd, ce qui leur a permis de poursuivre victorieusement leurs adversaires loin en territoire malien.

Les services de renseignements ont eux aussi gagné en efficacité grâce à un réseau d’informateurs entretenu en Mauritanie comme dans les pays voisins, où leurs agents recueillent des informations précieuses aux portes des mosquées et sur les marchés.

Mieux encore, pendant deux ans, la Sûreté nationale a obtenu beaucoup d’informations de Senda Ould Boumama, l’ancien porte-parole d’Ansar Eddine au Mali. Celui-ci s’était rendu célèbre en justifiant haut et fort les innombrables exactions commises à Tombouctou et à Gao par les fanatiques. Il s’était livré aux autorités mauritaniennes en mai 2013 après la déroute infligée aux jihadistes par l’armée française. Il vient d’être remis en liberté le 3 août sans jugement. En remerciement de sa collaboration ?

Le pays modifie sa stratégie

Fort de cette combativité retrouvée, le pays a modifié peu à peu sa stratégie. D’abord associés à l’armée malienne pour ratisser leur frontière commune, les Mauritaniens ont mal vécu le jeu trouble de leur allié lors d’une opération conjointe contre des bases d’Aqmi dans la forêt de Ouagadou, au Mali, en 2011.

Ils ont pris langue par la suite avec les chefs terroristes, qu’ils connaissent parfaitement, et leur ont fait passer le message : « Si vous nous laissez en paix, nous ne vous attaquerons plus. En revanche, si vous nous agressez sur notre territoire, gare à vous ! » Apparemment, cette proposition très officieuse a été reçue cinq sur cinq. La trêve est respectée de part et d’autre.

Toutefois, après les menaces d’Ansar Eddine proférées début juillet contre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, mais aussi la Mauritanie, tous coupables de faire le jeu des « mécréants », la question se pose de savoir si ce statu quo est toujours d’actualité.

Par Alain Faujas - envoyé spécial
Source : Jeune Afrique

Lamine Kane, entre ciment et belle étoile.

Né en 1974 à Nouakchott, Lamine part vivre à l'âge de 6 mois au Sénégal où il passe une enfance heureuse parmi ses frères. En 1992, il délaisse les études et quelques jours après l'ouverture des frontières, il revient aux sources, en Mauritanie. Les événements de 1989 l’encouragent à découvrir et mieux comprendre le pays d'où il vient. Métis, de père Al Poular et d'une maman Maure, il s'immerge dans la culture de ses deux familles et découvre les multiples facettes de son pays d'origine, tout en s'accrochant à sa liberté de penser et d'être. Il reprend des études de comptabilité de 1993 à 1994. Ses premiers amis mauritaniens sont les frères Athié, qui l'initient à la musique et il «tombe dedans». Ainsi il apprend à jouer de différents instruments, remplace les musiciens dans les groupes lorsque c'est nécessaire. Il apprend également l'organisation, la production et la mise en scène. Lorsque la fratrie Athié se dissout à travers le monde, Lamine poursuit son parcours musical avec Dandé Jam, Rippo, ngatamaré rippo, Kodé Pinal, Malouma, Howl blues, Mbeuguel Africa, Noura Mint, Walfadjiri.... En 2004, lors d'un atelier à Boston avec Malouma, il apprend la théorie de la musique et son écriture grâce à des ateliers organisés par des partenaires français et décide à son tour d'enseigner pour parler le même langage que les musiciens internationaux et le transmettre aux jeunes de son pays. Avec Walfadjiri, pour parer au manque d'instrumentistes en Mauritanie, il créé un centre de formation car ce sont toujours les mêmes musiciens qui jouent dans les différents groupes de la place. L'idée est de renouveler ce milieu culturel qui tourne sur lui même. On compte actuellement plus de 200 élèves inscrits dont une majorité d’élèves réguliers qui travaillent à devenir professionnels grâce aux cours du centre de formation de musique et de gestion des techniques du spectacle. Lamine regrette que l'industrie musicale soit quasi inexistante en Mauritanie. Il manque toujours des musiciens, peu de groupes sont ouverts aux musiques actuelles, chacun joue sa musique communautaire, exceptés quelques groupes qui jouent tous les types. Il faut brasser, métisser, mais pas sans l'accompagnement des institutions et les structures, le manque de salles de spectacles, de studios, de centres de formation pour les musiciens et les techniciens qui sont pour la plupart autodidactes. Le terrain est méconnu et les investisseurs sont frileux. Le peuple ne demande rien et les institutions doivent proposer des solutions. Les besoins sont nombreux en matériels, en ressources et en formation. Selon lui, en Mauritanie, «Notre problème il est culturel et il faut absolument le régler pour dépasser cette question d’unité nationale, du vivre ensemble, du faire ensemble. La rencontre n'a pas eu lieu, il y a une plaie qu'il faut soigner. Je n'ai jamais su ce qui s'est passé exactement après les indépendances, on en a jamais parlé dans ma famille, pourtant, le besoin de reconnaissance, de vérité et de pardon est nécessaire pour assainir la conscience collective du peuple mauritanien, nous aurions pu tirer les leçons et surtout tirer un modèle avec l'Afrique du Sud pour aboutir à une vraie réconciliation nationale. Tant que les vérités ne sont pas dites et reconnues, la Mauritanie restera divisée au sein même de ses groupes ethniques et entre ses groupes. Chacun doit reconnaître ses responsabilités et demander pardon, tant que justice ne sera pas faite c'est peine perdue. Il faut que nous lavions notre linge sale entre nous d'abord et entre communautés ensuite. Et aussi arrêter avec les histoires de «casting» celui là est forgeron, celui là est noble, celui là est pêcheur... Les étiquettes nous empêchent d'évoluer, nous sommes en 2015, il faut que ça s'arrête ! Nous devons devenir constructifs, tolérants et ouverts, cela manque d'Humanité, nous souffrons d'un «mal-dit» que l'on appelle «hypocrisie». Ces clivages meurtrissent notre pays et entretiennent les plaies douloureuses du passé. Lamine a construit sa liberté, profondément humaniste, il est déçu par les relations dans lesquelles il a évolué. Des projets démarrés à zéro et à chaque fois que les portes étaient prêtes à s'ouvrir, tout s'est effondré en raison d'égoïsme. Aujourd'hui, ses projets s'articulent autour du festival des «musiques métisses» dont il est l'initiateur, et le groupe l'Harmatthan qu'il suit depuis 4 ans. Le groupe prépare actuellement l'enregistrement de son premier album et concourra au prix RFI 2016. Lamine reste engagé, actif et malgré les épreuves, continue de travailler pour le devenir d'une Mauritanie unie et solidaire à l'aide du langage universel de la musique. Les valeurs qui le portent font de lui un homme droit et sincère qui aspire à vivre dans un pays en paix et plus juste. Humblement, il poursuit son combat avec à ses nobles aspirations, ce qui inspire beaucoup de respect à l'égard de ce musicien qui transmet sa passion. Nous lui souhaitons pour lui même d'abord et pour ses projets, le meilleur pour l'avenir.
Magali Boivert

Birame serait il devenu encombrant ?


Birame serait il devenu encombrant ?   C’est depuis maintenant trente deux jours que les deux premiers responsables d’IRA, Birame Ould Dah et Brahim Ould Abeid ont été transférés de la prison d’Aleg vers la prison de Nouakchott. Une mesure que d’aucuns pensaient être prise pour préparer à une libération imminente de deux emblématiques militants des droits humains.

Mais, visiblement, ça ne semble pas être le cas puisque Birame et Brahim dorment encore à la prison centrale de Nouakchott en attendant de finir en novembre 2016 les deux ans de peine que les assises de la cour d’appel ont confirmé il y a quelques mois à Aleg.

Or, même du fonds de la prison, Birame Ould Dah continue son combat. La preuve, il vient de recevoir le prestigieux prix Tilupe doté de 100.000 euros. Son action continue à porter gravement préjudice à celle du gouvernement dont l’image s’assombrit de plus en plus sur le plan international sur les questions des droits de l’homme en général et sur la problématique de l’esclavage en particulier.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz aurait convoqué toutes les organisations nationales des droits de l’homme inféodées au système auxquelles il aurait exprimé tout son mécontentement de façon musclée.

En haut en haut, le pouvoir de l’ancien général recyclé en démocrate ne rate pas une occasion de diaboliser le président d’IRA. Les derniers propos tenus en son encontre par Ould Abdel Aziz au cours d’une conférence de presse procèdent de cette animosité.

Mais en bas en bas, Ould Abdel Aziz et son pouvoir font des pieds et des mains à travers des émissaires de tous les poids et de toutes les catégories pour convaincre Birame et Brahim de bien vouloir accepter de se faire libérer.

Chaque fois, Birame reformule aux « négociateurs » informels ses conditions dont la reconnaissance de son organisation, la reconnaissance officielle de l’existence de l’esclavage, la reconnaissance du parti RAG et l’application formelle des lois à l’encontre des esclavagistes.

Les régulières manifestations des militants d’IRA réclamant la libération de leurs deux responsables, les pressions internationales et les réclamations des formations politiques et associations des droits de l’homme nationales rendent la détention de Birame et de son adjoint encombrante.

L’éventuelle confirmation de sa peine par la cour suprême a le désavantage de rendre le dossier de Birame recevable devant les juridictions internationales. Or, en aucun cas l’internationalisation de cette affaire ne peut servir Ould Abdel Aziz et son gouvernement. Mais elle permet plutôt des ingérences incontrôlées qui peuvent ouvrir sur toutes les éventualités.
Source: Le calame


Société / La grande marche [PhotoReportage]


Société / La grande marche [PhotoReportage]La marche citoyenne de Nouakchott du vendredi 18 décembre 2015, a vécu sous une belle harmonie. Par sa composition hétéroclite, elle a rassemblé les forces politiques de tout bord, la société civile, les syndicats, les parlementaires, et les élèves du supérieur et du secondaire, pour une rupture.
De son départ de la mosquée marocaine jusqu’à son point de chute devant la bibliothèque nationale, la marche fût sobre et pleine d’émotion pour les nombreuses victimes de l’insécurité ambiante que connait Nouakchott.


Les banderoles à elles seules suffisent pour attester d’un raz le bol de toute la capitale face au laxisme des autorités à faire face à la menace qui pèse sur les citoyens. Ce vendredi 18 décembre, toute la république et ses représentants les plus éminents qui se sont retrouvés pour un message fort à la nation.

Le forum fera savoir « que c’est la grande mobilisation du défi républicain face à un régime qui a échoué face à ce qui symbolise les valeurs d’une nation ». C’est toute une composante qui a fait preuve de courage et bravoure pour dire « Assez ! ».

Les nouakchottois, se sentent blessés, agressés, et meurtris par « l’insécurité, et la cherté de la vie » a lancé un avertissement sur plusieurs points dont le refus de cautionner l’esclavage, la gabegie, le chômage des jeunes diplômés, le bradage et les licenciements abusifs dans certaines sociétés nationales.

Les marcheurs feront savoir que la démocratie c’est avant tout une affaire de rapports civilisés entre protagonistes, comme pour appeler le gouvernement au respect de la feuille de route du forum national pour l’unité et la démocratie. Le FNDU l’a clairement affirmé aux autorités, publiquement, sans sourciller, le regard droit.

L’opposition, à bien entendre les porte-paroles de la marche, à savoir Ould Bouhoueyni et Kane Hamidou Baba, ne se trompe pas de combat car le pays est en alerte permanente sans qu’on prenne les dispositions pour préserver les populations.

A ses yeux, le régime actuel est disqualifié, car face à tant de griefs, le devoir d’un chef d’Etat est d’alerter, de sécuriser, comme le dit si bien l’adage mieux vaut prévenir que guérir.

ADN















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