Finalement
tant de peine et de sacrifice en vain ! Dommage le peuple boukinabé
vaillamment battu a raté le coche ; il en apprendra surement à ses
dépens. Parce qu’on ne peut croire si vite sur parole des gens tels que
Rock Mark Christian KABORE (fléchissement élu président) et simone
Kompaoré et Salif Diallo, qui ont été acteur et comptable de tous les
tords que le pouvoir déchu a infligés à ce peuple. Ils sont indignes voire traitre et sont incapables d’être à la hauteur des ambitions qu’ils se prêtent.
A défaut de porter au pouvoir l’un des meneurs de la révolution ou un
opposant qui n’a jamais fleureté avec le pouvoir décadent, j’aurai aimé
que le peuple burkinabé élu à la tête de son pays (certes ça peut
paraitre paradoxal) quelqu’un issu directement du parti de Blaise Kompaoré dont on a injustement privé de participer au présidentiel tout
en concourant pour les autres élections. Curieux, non ? Pourquoi cette
option, c’est qu’au moi celui-ci approuvé dans des moments critiques sa
fidélité à son chef en dépit de toutes les critiques dont ce dernier
faisait l’objet. Ceci témoigne d’un gage d’intégrité sans faille, du
respect de l’engagement. Voilà en fait quelqu’un digne de confiance et
son élection aurait moins de mal :
1. La preuve de sa fidélité ;
2. Si on lui tendant la perche, il pourrait se racheter des erreurs
passées que ce trio qui a senti les relents d’un changement imminent
pour retourner leur veste et se dresser messies pour qu’au moment où se
changement saurait intervenu comme il est le cas maintenant de pouvoir à
nouveau exploiter la misère du peuple. Non ! le coup qu’ils ont porté à Blaise, il le retournera compte le Peuple. Preuve ! il ne poursuive en
réalité leur intérêt égoïste : accaparé tout.
Enfin, je pense que
l’alternative dont les burkinabés réclamés n’était pas pour
l’amélioration de leur condition existentielle, seulement faire partir
coute que coute un homme que le système.
D’autre part ; il est temps qu’on renouvèle malgré la ténacité des dinosaures la classe politique africaine !
Frère burkinabé, vs êtes sans aucun doute, les seuls boucs émissaires
de ce qui vs adviendra quant à moi, je reste tristement sur ma fin !
Amadou Mamadou LAM dit Grand LAM Via Mohamed Lo
Le
28 novembre ne peut plus symboliser ce jour historique de 1960 lors
duquel naquit la Mauritanie indépendante. Depuis la sinistre nuit du 27
au 28 novembre 1990 qui a vu l’Etat Mauritanien exécuter par pendaison
28 militaires noirs dont la seule faute est d’appartenir à la mauvaise
communauté, celle des non arabes, pour célébrer le trentième
anniversaire de notre accession à l’indépendance, depuis cette sinistre
nuit de 1990, le 28 novembre est devenu l’expression, par excellence, de
la discorde nationale. Il ne sert à rien de se voiler la face et de
continuer à foncer droit dans le mur.
Aujourd’hui, 25 ans après, les Mauritaniens n’ont toujours pas pris la mesure de la gravité de ce qui s’est passé dans ce coin perdu du pays. Les rescapés de ces évènements tragiques qui s’étendent en réalité de 1986 à 1992 et dont la sinistre nuit d’Inal constitue « l’apothéose », les veuves et les ayant-droits des victimes expiatoires de ce génocide, que l’on se refuse encore à qualifier comme tel, et la communauté négro-mauritanienne, dans son abstraction, continuent à en porter seuls le fardeau Tout au plus trouvent-ils une oreille attentive auprès d’une infime partie des autres Mauritaniens qui s’empressent pour la plupart d’appeler au pardon et au dépassement. Les Mauritaniens doivent comprendre que ce à quoi l’on a attenté, ce n’est pas seulement l’existence de la communauté en question mais de la Mauritanie dans son ensemble. C’est seulement une fois que nous aurons tous intégré ce paramètre que nous pourrons porter pleinement, tous ensemble, le combat pour la reconnaissance pleine et entière du génocide et lui trouver une solution.
Si nous tenons à notre pays, à la construction d’une nation digne de ce nom, nous devons reconnaître que, à Inal, ce ne sont pas seulement (que l’on que me pardonne l’usage de ce mot qui ne sied pas au contexte) vingt-huit vies humaines qui ont été sacrifiées sur l’autel de la bêtise (in)humaine, c’est la Mauritanie qui a été assassinée. Le projet de nation mauritanienne fondé sur un Etat unitaire tel que conçu par les pères fondateurs à Aleg a signé son arrêt de mort et a été définitivement enterré à Inal.
Le pacte fondateur d’Aleg a certes été violé dès les premières années de l’indépendance par celui-là même qui était censé en être le premier garant, le Président Mokhtar Ould Daddah. En effet, le péché originel de la Mauritanie est le dénii de la diversité à travers les propos du Président Ould Daddah : « […] la re-personnalisation de l’Homme Mauritanien […] doit reposer sur l’indépendance culturelle, elle même fondée sur la réhabilitation de la langue arabe qui est la langue de culture et de religion de notre peuple ». C’est cette volonté de faire de faire de la Mauritanie un pays exclusivement arabe qui est le point de départ de tous nos malheurs et qui a eu pour aboutissement logique l’épuration ethnique des années de braise. En réalité donc, le projet commun a été trahi dès le départ au profit de l’idéologie exclusiviste arabe même si l’on ne pouvait imaginer l’ampleur de la violence que prendrait l’aboutissement de cette trahison.
L’Etat mauritanien tel qu’il se présente aujourd’hui est la résultante de ces 55 ans d’exclusion. La dénégrification a atteint son summum dans tous les rouages de l’Etat et dans toutes nos institutions comme cela se reflète à travers les dernières promotions dans les forces armées, par exemple. Mais le drame c’est que beaucoup de nos compatriotes se complaisent de cette situation et rechignent donc à la combattre. Nous devons comprendre cependant que personne n’a intérêt à ce que les choses perdurent.
La mise au ban de la communauté noire en appelle d’autres, le système incarné par l’Etat en a besoin pour survivre Aujourd’hui les exclus ne se comptent plus simplement parmi les Noirs, bon nombre de tribus beydanes sont laissées sur la touche. Pire la Mauritanie est devenue une propriété au mains de certains L’exclusion a atteint un tel degré que le repli identitaire s’est naturellement érigé en règle donnant naissance à des manifestes au sein de chacune de nos composantes nationales.
Il est donc temps que nous nous retrouvions autour de l’essentiel et que nous sauvions notre 28 novembre en faisant en sorte que tous les Mauritaniens se le réapproprient et ressuscitent ainsi la Mauritanie pour le bonheur de tous. Cela suppose le règlement définit du problème du génocide, de celui non moins central de l’esclavage et, plus en profondeur, celui de la place qui doit revenir à chacune de nos composantes nationales, indépendamment des considérations de nombre. Il ne tient qu’à nous de relever le défi.
Alassane DIA,
Professeur à l’Université de Nouakchott
Président de Touche pas à ma nationalité
Aujourd’hui, 25 ans après, les Mauritaniens n’ont toujours pas pris la mesure de la gravité de ce qui s’est passé dans ce coin perdu du pays. Les rescapés de ces évènements tragiques qui s’étendent en réalité de 1986 à 1992 et dont la sinistre nuit d’Inal constitue « l’apothéose », les veuves et les ayant-droits des victimes expiatoires de ce génocide, que l’on se refuse encore à qualifier comme tel, et la communauté négro-mauritanienne, dans son abstraction, continuent à en porter seuls le fardeau Tout au plus trouvent-ils une oreille attentive auprès d’une infime partie des autres Mauritaniens qui s’empressent pour la plupart d’appeler au pardon et au dépassement. Les Mauritaniens doivent comprendre que ce à quoi l’on a attenté, ce n’est pas seulement l’existence de la communauté en question mais de la Mauritanie dans son ensemble. C’est seulement une fois que nous aurons tous intégré ce paramètre que nous pourrons porter pleinement, tous ensemble, le combat pour la reconnaissance pleine et entière du génocide et lui trouver une solution.
Si nous tenons à notre pays, à la construction d’une nation digne de ce nom, nous devons reconnaître que, à Inal, ce ne sont pas seulement (que l’on que me pardonne l’usage de ce mot qui ne sied pas au contexte) vingt-huit vies humaines qui ont été sacrifiées sur l’autel de la bêtise (in)humaine, c’est la Mauritanie qui a été assassinée. Le projet de nation mauritanienne fondé sur un Etat unitaire tel que conçu par les pères fondateurs à Aleg a signé son arrêt de mort et a été définitivement enterré à Inal.
Le pacte fondateur d’Aleg a certes été violé dès les premières années de l’indépendance par celui-là même qui était censé en être le premier garant, le Président Mokhtar Ould Daddah. En effet, le péché originel de la Mauritanie est le dénii de la diversité à travers les propos du Président Ould Daddah : « […] la re-personnalisation de l’Homme Mauritanien […] doit reposer sur l’indépendance culturelle, elle même fondée sur la réhabilitation de la langue arabe qui est la langue de culture et de religion de notre peuple ». C’est cette volonté de faire de faire de la Mauritanie un pays exclusivement arabe qui est le point de départ de tous nos malheurs et qui a eu pour aboutissement logique l’épuration ethnique des années de braise. En réalité donc, le projet commun a été trahi dès le départ au profit de l’idéologie exclusiviste arabe même si l’on ne pouvait imaginer l’ampleur de la violence que prendrait l’aboutissement de cette trahison.
L’Etat mauritanien tel qu’il se présente aujourd’hui est la résultante de ces 55 ans d’exclusion. La dénégrification a atteint son summum dans tous les rouages de l’Etat et dans toutes nos institutions comme cela se reflète à travers les dernières promotions dans les forces armées, par exemple. Mais le drame c’est que beaucoup de nos compatriotes se complaisent de cette situation et rechignent donc à la combattre. Nous devons comprendre cependant que personne n’a intérêt à ce que les choses perdurent.
La mise au ban de la communauté noire en appelle d’autres, le système incarné par l’Etat en a besoin pour survivre Aujourd’hui les exclus ne se comptent plus simplement parmi les Noirs, bon nombre de tribus beydanes sont laissées sur la touche. Pire la Mauritanie est devenue une propriété au mains de certains L’exclusion a atteint un tel degré que le repli identitaire s’est naturellement érigé en règle donnant naissance à des manifestes au sein de chacune de nos composantes nationales.
Il est donc temps que nous nous retrouvions autour de l’essentiel et que nous sauvions notre 28 novembre en faisant en sorte que tous les Mauritaniens se le réapproprient et ressuscitent ainsi la Mauritanie pour le bonheur de tous. Cela suppose le règlement définit du problème du génocide, de celui non moins central de l’esclavage et, plus en profondeur, celui de la place qui doit revenir à chacune de nos composantes nationales, indépendamment des considérations de nombre. Il ne tient qu’à nous de relever le défi.
Alassane DIA,
Professeur à l’Université de Nouakchott
Président de Touche pas à ma nationalité
